Archive for juin, 2008

Rencontre avec Jackson Pollock

juin 13th, 2008 | Category: Divers

Une soirée ordinaire au palais de Tokyo

juin 13th, 2008 | Category: Humeurs

Comme tout égocentrique qui se respecte, j’aime parler de moi, de ma vie et des non événements qui la jalonne. Le rendez vous incontournable du bobo idéal est, par exemple, les vernissages au Palais de Tokyo.

Après avoir passé quelques minutes à regarder l’expo Superdome Attention ! Ce genre de soirée ne consiste évidement pas à découvrir un artiste intéressant ou à se plonger dans la contemplation d’œuvres subversives ou non, mais tout simplement à, « être là », parce que ce soir c’est ici the Place to be. Ne perdons pas une seule seconde. (Tout ceci sera le sujet d’un futur billet décryptant l’attitude idéale à avoir lors d’un vernissage d’art contemporain où le trait d’esprit prend le pas sur l’intelligence.)

J’étais donc tranquillement en train de manger un tartare de bœuf au saté avec des frites maisons dans le restaurant du musée avec une amie que l’on appellera – pas -, quand une envie naturelle me fit comprendre que je devais aller aux toilettes. Il était très très tard (environ 21h30…) et je commençais d’une certaine manière à être un peu alcoolisé. Je montais les marches de l’escalier avec quelques difficultés en direction du sanctuaire de la solitude imposée. Je me retrouvais donc face à un long couloir, réunissais toute ma lucidité et compris que j’étais arrivé à mon but. Mais une question conne ou un question de poivrot, c’est au choix, me vint à l’esprit : Où sont les chiottes ? Je restais digne et m’accoudais à une balustrade à coté d’un homme, grand, svelte et tout aussi alcoolisé que moi. Je le connaissais mais n’arrivais pas mettre un nom sur ce visage.

Moi - « Vous avez la combine pour rentrer dans ces toilettes ? »

Lui - « Oui, c’est moi qui les aies conçu. »

Moi – « Merveilleux. »

Lui – « Je suis l’ancien directeur »

Moi – « Nicolas Bourriaud ? »

Lui – « Oui »

Moi – « Et….pour les toilettes… ? »

Il pausa sa main sur le mur, poussa, et, tel Alibaba devant la grotte, fit pivoter cette….chose.

Moi – « Merci… »

La vie est ainsi faite. Il y a des personnes comme Nicolas Bourriaud avec qui l’on aimerait avoir de grandes conversations sur l’art, la société et le monde et on se retrouve, ivre, à lui demander comment rentrer dans des toilettes. Oh…triste vie.

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Traité simplifié de philosophie à l’usage des chats

juin 12th, 2008 | Category: Divers

Le monde est en ébullition, mais mon honneur est sauf.

juin 12th, 2008 | Category: Humeurs

Une erreur de casting, une grave erreur, voila ce à quoi je pense, noyé dans une foule d’ados pré-trentenaires vêtues de copies de Prada et sentant, toutes, le J’adore de Dior. Pourquoi ont elles toutes le même parfum ? Pour les mêmes raisons qu’elles ont toutes le même sac à main.

J’ai chaud, j’analyse la situation et continue de chercher mon ego perdu là, quelque part au fond de mes chaussettes. Non, je n’attends pas devant un Zara le premier jour des soldes, ni devant un concert privé de Madonna, mais bel et bien à la première du film Sex and the City. Un pan de la culture mondiale m’a donc échappé, qu’importe que je connaisse Rilke, Proust ou Whitman, si je n’ai jamais vu un seul épisode de cette série. Je suis has been, vieux, rétrograde, pédant… J’angoisse. Toucher le papier granuleux d’un livre est devenu un plaisir de pervers aveuglé par les années accumulées. Manque de chance, mon déguisement du jour tombe parfaitement dans les codes socioculturels admis ce soir là. Je suis habillé en un CSP + consommateur avide de culture mais ne connaissant pas le terme spiritualité. Chemise blanche, col Italien et bouton de manchette gros comme une montre de libanais, gilet gris 5 boutons et pour finir un gilet noir manche longue. Je suis donc un cliché ambulant sur lequel il ne faut quand même pas tirer tout de suite. CSP+ as-tu donc une âme ?

Assis dans mon fauteuil rouge je contemple la « jeunesse » parisienne venue goûter l’Ostie au goût de vie fantasmée. Certains hommes voudraient être Jack le Pirate, les femmes, elles, veulent être Sarah Jessica Parker. Hors il est à peu près aussi réaliste d’espérer devenir un beau pirate immortel aux dents blanches, que de se pavaner avec un sac Prada à 1300€ ou d’avoir les jambes de la sus dis Parker. Le film se déroule, je me liquéfie, la salle applaudie lors de certaines répliques, je commence à remettre en cause Beckett. Je suis en apesanteur dans un vide intersidéral recouvert d’un vernis Dior, Chanel et Westwood. Je sers les dents, j’attends, souris et continue de croire en l’humanité.

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Un premier pas, puis le vide.

juin 11th, 2008 | Category: Divers

Comme un sentiment de vertige, je saute à pieds joints dans le vide.

Le saut dans le vide yves klein

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