Archive for juillet, 2008
La vie à parfois des airs de cinéma

Parfois on prend une photo sans savoir pourquoi. L’appareil traînait là ou il n’est jamais posé. Un rayon de lumière inhabituel et c’est toute une atmosphère qui se crée. Une expression sur un visage mélancolique et la vie prend des allures de cinéma. La bande son se contente de voitures qui passent dans la rue et de silences qui attendent. Il n’y a pas de scénario pour cette scène, mais seulement un instant suspendu dans le temps.
Une ombre lumineuse


C’était un samedi matin, il était très tôt, je prenais un café rue de Sèvres et regardais Paris se lever. Je la vis sortir de nulle part, sans lieu ni époque. Elle avait l’élégance des femmes qu’on ne rencontre jamais, sa peau, blanche comme un linceul illuminait la rue. Je n’eus pas le temps de prendre son portrait en photo tant elle marchait vite. Quel est son nom, son âge ou encore le timbre de sa voix ? Je ne le serai jamais et c’est peut-être mieux ainsi. Il ne me reste que l’image d’une silhouette survolant Paris.
Le brunch des dimanches matins ensoleillés
Il m’arrive souvent de me lever le dimanche matin avec l’envie de prolonger mes rêves de la nuit. Le brunch du dimanche matin devient alors un moment privilégié dans la vie du parisien que je suis. Je m’assieds au soleil, avec des amis, à la terrasse du Pause Café près de Bastille, contemple mes contemporains, commande un menu brunch et me laisse aller à ne rien faire. Mon appareil à la main, je crée des histoires au gré des gens qui vont et viennent. Les histoires se font et se défont au rythme du passage des serveurs. Ce lieu est un microcosme d’une certaine classe de la société parisienne où personne ne semble dénoter. Pas de touristes, pas de vieux, pas de jeune, seulement des trentenaires qui profitent d’un dimanche matin ensoleillé.



























