Archive for juillet, 2008
Divas trash chez Noir Kennedy



J’ai rencontré ces deux jeunes demoiselles et ce monsieur aux allures de dandy trash, rue du Roi de Sicile dans le 4ème. Ils sortaient du magasin Noir Kennedy, lieu complètement barré et intemporel. Je vous conseille d’ailleurs d’y faire un tour rien que pour voir la décoration. Sinon, on peut y dénicher du vintage destroy pour Dandy Trash. Les vendeurs on l’air de sortir d’un film de Tim Burton, mais ils sont gentils quand même, l’extasie semble ne pas trop les empêcher d’articuler, ils pourront donc vous renseigner à souhait.
Cache-cache

Je faisais le marché ce matin avant d’aller pique-niquer dans un parc quand je l’ai croisé. Ses cheveux roux ébouriffés m’ont fait sourire, j’ai voulu le prendre en photo, il prit peur et se cacha derrière sa mère. C’est avant tout pour ces instants privilégiés que je fais de la photographie.
Glace à la fraise « My Berry »

J’ai gouté pour la première fois les glaces de My Berry, 25 rue Vieille du Temple et j’ai littéralement succombé. Un conseil, la glace au yaourt accompagnée de fraises. Juste après je suis allé acheter un sac chez Spalding&Bros, j’ai craqué et j’adore ça.
Brocante à Savigny / Hammam à Clichy

C’est puéril, j’admets, mais un peu d’humour en ce samedi matin bien gris ne fait pas de mal.
Madeleine de Proust

Je conçois que cette photographie sente bon le bucolisme bon marché et la France de papa, voire que l’on frôle l’image d’Épinal. Mais cela ne m’empêchera pas d’aimer cette photo, ce regard interrogateur et cette bouche, pleine des gâteaux de notre enfance. J’ai pris cette photo le week-end dernier sur un marché en Bourgogne. Je me suis arrêté devant cet enfant et je l’ai regardé, longtemps, comme je regarde les films Super8 de mon enfance, projetés sur un drap blanc. Lorsque le regard mélancolique d’un adulte vient se poser sur les instant perdus de l’enfance, il en ressort parfois une sentiment de tristesse honteuse. Victor Hugo dit que la mélancolie, c’est le bonheur d’être triste. Je ne suis pas vraiment d’accord avec lui, car pour ma part la mélancolie, c’est la tristesse de savoir qu’on ne sera plus heureux.
Portrait en clair-obscur

J’ai fait ce portrait de Lambert Wilson il y a quelques années. Sans fard ni strass, ce visage révèle l’humanité intense de ce personnage. A l’instar de sa voix, son visage est calme, posé et pénétrant. Le talent se révèle dans le mouvement quand il se met à danser et chanter en finissant dans un éclat de rire émouvant. Ce n’est pas mon genre de faire des compliments à tout va, mais quand je suis séduit, je l’admets.
Les voyages en train



Quitter Paris n’est pas la tromper, mais juste s’en éloigner un peu pour revenir en… meilleure santé. Non pas que je brule la vie par les deux bouts à Paris (sic), mais l’air de la campagne me semble parfois nécessaire. Pendant quelques heures, le train devient alors le sas de décompression entre Paris et mon village natale. On y fait le bilan des mois passés, on y trace les lignes de notre avenir et on sourit en pensant aux quelques jours de repos qui nous attendent. Pris dans un rapide mouvement statique, je repense à une peinture de Edward Hopper que j’aime beaucoup, Chair Car. Finalement, voyager n’est qu’accentuer sa propre solitude.
Pause sur un chantier à Paris

Depuis quelques jours, je les entends travailler à côté de mon bureau. Ils vont et viennent, détruisant et construisant. Le chantier s’anime à certaines heures de la journée. En rentrant de déjeuner, je les ai trouvés là, dans la cour, debout en cercle, calmes et sereins.
Jeux d’enfants

Il est parfois bon de mener son regard en bateau, de se laisser bercer et troubler sans lutter. Qu’importe que cette image soit réelle ou non, qu’importe que cet enfant existe vraiment, pourvu qu’il y ait un regard pour s’en émerveiller.
















