Archive for janvier, 2011
En live
Deux images prisent en direct. L’une envoyée depuis mon Iphone tandis que je réalise un shooting pour un magazine. L’autre, lors la phase de post-production. Le challenge sur ce projet est que j’ai carte blanche sur l’intégralité du shoot. J’ai donc fait le casting, réalisé le stylisme, trouvé le lieu et je suis actuellement en train de faire les photos. Bientôt les photos et le making-of sur papier glacé !
5 comsIn between
Avant chaque défilé, il y a cette phase de préparation où le temps est en suspend. Les filles sont coiffées, maquillées et attendent d’aller à l’habillage.
Lindsey Wixson pour Jean-Paul Gaultier
Ce sont des instants étranges, des entre-deux où elles ne semblent plus vraiment savoir qui elles sont. Princesses drapées dans les habits du quotidien se faisant toute petite en attendant l’ouverture du bal.
16 comsDior
Je viens de terminer de couvrir les principaux défilés du prêt-à-porter Homme pour un reportage sur mes rencontres avec les couturiers et je continue sur la semaine de la Couture. J’ai passé la matinée d’hier dans les coulisses, puis sur le défilé Dior. Je suis actuellement dans un café et j’écris ces quelques mots avant de repartir au cœur de cette faune étrange. Voici donc rapidement quelques photos que j’ai prises pendant le show.
J’ai plein de belles histoires à vous raconter, alors à très bientôt !
Next step
Je clos définitivement l’année 2010 avec ces cinq derniers clichés qui restaient, un peu oubliés, dans un dossier. Ils ont été pris lors des derniers défilés Alexander McQueen et Kenzo. Une page se referme et une autre s’ouvre.
5 comsLosing my mind
Perdre la raison, perdre la mémoire et se plonger dans une catharsis révélatrice comme dans un bain glacé. Laisser le ciel bas et sans relief écraser ses dernières certitudes. Voici une partie de mes résolutions pour cette année 2011.
Je suis curieux de connaitre vos résolutions.
La photo est un portrait de Sasha Pivavarova que j’ai fait il y a peu de temps.
Chanel, Metiers d’art
En l’espace de quelques secondes, nous quittons Paris brumeuse et la fameuse rue Cambon pour nous retrouver dans l’alcôve dorée et chaleureuse des salons de la maison Chanel, décorée pour l’occasion. Les senteurs orientales accompagnent les créations. Des princesses orientales aux accents sixties se promènent dans les couloirs de leur palais Byzantin, elles semblent oublier le poids des bijoux d’or et de perles qu’elles portent.
Cet écrin de mosaïques a pour dessein de mettre en lumière le talent des artisans de chacun des 7 ateliers qui appartiennent aujourd’hui à Chanel. Desrues et ses parures, les broderies de Lesage, Michel (modiste), Massaro (bottier), Goosens (orfèvre), et Guillet (parurier floral), autant de maisons qui perpétuent l’excellence artisanale.
Le défilé prend fin et les murs du salon Ottoman frémissent quand Karl Lagerfeld fait son apparition, brisant le calme voluptueux de sa silhouette rock. D’une main gantée de cuir noir il salue le harem conquit et repart.
Karl Lagerfeld
Il est 14h. je suis assis sur un épais coussin ocre brodé d’argent, je patiente dans le silence des salons privés de la rue Cambon. La chaleur est douce et les murs recouverts de paillettes d’or, m’hypnotisent et me bercent. J’entends des pas, le silence est soudainement brisé par le rire de Baptiste Giabiconi qui entre dans le salon, suivi de Karl qui rit sans desserrer les lèvres. Je me lève tandis que le créateur s’approche de moi. En lui serrant la main, je sens le cuir chaud de ses gants et le froid métallique de ses bagues en argent. Derrière ses lunettes noires, je crois deviner un regard bienveillant. Je me sens bien. Je vis un moment important.
Que dire sur Karl qui n’a pas été dit ? Que montrer de Karl qui n’a pas été montré ? On aime à reconnaitre sa silhouette, comme on reconnait le sourire de la Joconde ou l’Arlequin de Picasso. C’est un objet polymorphe à une seule facette pris dans un mouvement figé. Il est partout mais toujours à coté de nous, toujours semblable mais chaque fois diffèrent. C’est un personnage qui me questionne et m’inspire et dont la photo ne pourra jamais à elle seule embrasser toute la complexité des sentiments qui s’en dégagent.
Merci à lui, merci à la maison Chanel et à Madame Figaro grâce à qui j’ai pu réaliser ce reportage.
Merci à vous surtout.
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Silent cry
Le temps me manque et je viens de remarquer que je n’ai pas mis en ligne de photos depuis plusieurs jours. Voici un portrait que j’ai pris il y a peu de temps. Ce visage exprime parfaitement ce je-ne-sais-quoi qui m’anime et me trouble.
Bon weekend à vous.
Zac Posen
Paris, 8h du matin, le ciel est gris et la rue calme, je suis allongé sur mon canapé et regarde la table basse sur laquelle sont entassées les invitations et accréditations pour la Fashion Week. Pour prolonger la torpeur du sommeil, j’écoute la douce et fébrile voix de Chet Baker. Il commence à pleuvoir et Let’s get lost prend fin.
Une explosion de flashs me sort de mes rêveries à la vitesse d’1/60ème de seconde. Je suis au défilé Balenciaga.
« Uncross your legs, PLEASE ! » ! Hurle en cœur l’assemblée de photographes qui ne voudrait pas qu’une paire de Louboutin vienne malencontreusement rentrer dans le cadre. Les cartons d’invitations servent d’éventails et le front row ressemble à un champ de papillons.
Je quitte le Palais de Tokyo et rejoins l’hôtel Westin à coté de la place Vendôme pour le défilé de Zac Posen. J’entre dans les backstages et le découvre en grande conversation avec Anna Wintour.
Le défilé va commencer dans quelques minutes, toutes les filles sont en ligne, les habilleuses finissent de poser les derniers accessoires. Les coiffeurs et maquilleurs ont fini leur travail et se reposent, exténués. La musique est lancée, plus que quelques secondes. Un des mannequins montre une bande de tissu qui se détache de sa robe, Zac Posen, costume de velours pourpre et chemise rose pâle, se jette à genoux glissant sur près d’un mètre, brandit une paire de ciseaux et plonge ses mains sous la robe, donne quelques coup de ciseaux et se relève victorieux tandis que le mannequin s’élance sur le catwalk.
11 coms













































