Archive for the 'Men' Category
Hope
La fashion week homme vient de commencer et quoi de mieux que ce modèle rencontré chez Jean Paul Gaultier pour l’incarner. Je ne suis pas tatoué, ou très peu, mais depuis longtemps cet art m’intrigue, non pas tant par son esthétisme que par son pouvoir de sublimation du corps. J’ai souvent photographié des corps tatoués, mais ce qui crée cette fascination, ce ne sont pas ces dessins et typographies, qui hélas sont rarement beaux, mais c’est ce pacte sans retour où l’on décide de faire de soi-même, une œuvre d’art.
Je me souviens de cette phrase de Pascal qui nous dit, « Quelle vanité que la peinture qui attire l’admiration, pour la ressemblance des choses dont on admire point les originaux. » Le lien n’est pas évident, mais si cet homme n’avait pas été tatoué, je ne l’aurais probablement pas photographié.
Bonne journée à tous !
Alex
Le visage lisse et provocateur, comme échappé d’un roman de Salinger, il me replonge dans 100 ans de vies que je n’ai pas connus. Il porte ses 20 ans comme d’autres portent leurs regrets et nargue ceux qui brûlent de nostalgie. Ce garçon à la cigarette, c’est Alex Dunstan, un des premiers mannequins que j’ai pris en photo à mes tout débuts. Depuis je le recroise régulièrement et je cherche à chaque fois à refaire cette première photo, cette photo originelle, sans technique, ni fard. Voici un nouvel essai, un visage lisse et un mur décrépi.
5 comsIn the streets of New York
Un petit air de fin de prohibition dans ces silhouettes signées Lanvin, qui me replongent dans l’unique épisode que j’ai vu de la série Boardwalk Empire de Martin Scorsese et avec l’irréel Steve Buscemi. New York est une ville qui a le don d’ubiquité, capable d’être tout et partout à la fois. C’est une scène sur laquelle chacun peut y laisser jouer ses fantasmes et s’y perdre avec délectation.
Loin de toute prohibition, j’écris ce billet depuis la terrasse du Starbucks de Montague Street à Brooklyn, un café Mocha à la main. Je regarde le temps et les gens passer. Mais il n’y a qu’à fermer les yeux ne serait-ce qu’une seconde, pour que les silhouettes de mes photos prennent vie et s’engouffrent dans une Cadillac 341 sous les hurlements des sirènes et d’une pluie de balles. Le point commun entre New York et l’imagination, c’est que tout y est permis.
Merci à vous !
Boys don’t cry
Après les reportages en ateliers, me voici de retour avec une photo de mode plutôt classique. J’aime ce grand écart visuel et philosophique, qui me fait passer des artisans solitaires travaillant le feu, aux jeunes mannequins posant en Louis Vuitton sur un décor en parpaings.
Essayer d’être multiple et polyvalent, touche à tout plutôt que spécialiste. Actuellement je m’amuse à développer d’autres facettes de mon travail, moins visibles, voila pourquoi ces derniers temps je suis ici de façon plus sporadique. Je me suis un peu retranché du monde pour mieux tracer mes lignes, diverses et précises.
Bonne journée à vous !
I’ve got you under my skin
La fascination se définit par la simultanéité de deux sentiments, l’attirance et la répulsion. J’ai cette ambivalence de sentiments pour de nombreuses choses et notamment les tatouages. Enfant, j’étais fasciné par les tribus primitives, j’ai donc découvert cet art en parcourant les bouquins de photos et d’illustrations. Puis un peu plus tard j’ai découvert la ville et ses autres tribus.
Voici donc quelques clichés que je viens de réunir en parcourant des dossiers, disséminés sur mes disques durs. Des gueules, des mains, des torses et des dessins sur la peau qui les parcourent. La première photo a été prise chez John Galliano, les deux autres chez Paul Smith et enfin les deux dernières chez mes amis de Lanvin.
9 comsLeçon d’anatomie
La tension musculaire de ce bras dénudé ramène à ma mémoire les souvenirs des cours d’anatomie dans le grand amphithéâtre des Beaux Arts de Paris. Une craie à la main nous dessinions sur d’immenses tableaux de classe les courbes de chairs, nous devinions les muscles, les veines, nous écorchions mentalement ces corps face à nous. Nous apprenions à comprendre le corps, sa mécanique, la répartition de ses masses, les enjeux de chacun de ses mouvements. Puis le visage, le dessiner inlassablement pour percer le mystère charnel et musculaire d’un rire, d’une grimace. Éclairer l’élégance d’un mouvement en comprenant la structure osseuse et musculaire du corps qui le fait.
Tant de beaux souvenirs et d’apprentissages que je mets en pratique chaque jour.
La photo a été prise dans les backstages du défilé Christian Dior.
Sir Paul McCartney
Une rencontre qui résonne comme le battement d’aile d’un papillon frôlant le torse sombre d’une statue de bronze. Que puis-je dire quand les mots me manquent et que l’éclatement des sentiments prend le pas sur le langage ? Voici donc quelques images de ma rencontre avec Paul McCartney. Quelques secondes de silence accompagnées du sifflement mélodieux de Paul et des déclics de mon appareil photo.
Que dire si ce n’est que tout comme pour vous probablement, sa musique a accompagné et accompagne toujours mon quotidien, ma vie.
Je vous laisse avec lui et avec vous-même aussi.
Et je vous laisse aussi deviner l’air qu’il sifflotait car celui là, je le garde pour moi.
Men in Paris
Andrej Pejic dans les backstage du défilé Paul Smith.
Les défilés hommes sont terminés depuis quelque temps déjà et tous mes reportages seront bientôt visibles ici et dans Madame Figaro. J’ai suivi Marc Jacob, Alber Elbaz, Paul Smith, Kris Van Assche, Dries Van Notten, Antonio Marras et Jean Paul Gaultier durant leur préparation. Des rencontres, des échanges, des moments volés avec tous ceux qui participent à ces spectacles.
Andrej Pejic lors du défilé Jean Paul Gaultier.
J’ai pu suivre des personnages incroyables tel que Andrej Pejic (Les deux photos ci-dessus). Une figure androgyne que j’ai rencontrée pour la première fois l’année dernière chez Gaultier. Elle est troublante, il est complexe et ne peut laisser indiffèrent. Une identité marchant sur le fil d’une frontière vibrante et floue. Un masque à deux visages aux yeux comme des miroirs.
11 comsOld new thing
Il est 14h, je trie quelques photos et je tombe sur celle-ci prise lors d’un défilé Kenzo d’une saison précédente. Je ne sais pas pourquoi mais elle me parle aujourd’hui alors qu’à l’époque elle n’avait pas du tout attiré mon attention. C’est comme réécouter de vieilles chansons pour voir si elles ont bien vieilli ou si au contraire c’est nous qui avons changé. C’est étrange comme notre regard se modifie avec le temps sur les objets, les choses que l’on crée, les gens qui nous entourent.
Bonne après-midi à tous !






























