Archive for the 'Scènes de vie à Paris' Category
Sur les quais (On the Waterfront)

Tous les quais de gares ne me font pas penser aux films d’Elia Kazan, mais aujourd’hui, en attendant le train, je m’y suis cru un peu. Ce garçon pris en photo, miroir inversé d’un Marlon Brando fantasmé, a fait dérouler devant mes yeux, la bobine usée du film, comme projetée dans un vieux ciné-club du Quartier Latin. Seul dans la salle qui sent l’humidité, je m’assoie dans un des trente sièges qui n’attendent que moi et personne d’autre. La lumière s’éteint, j’ouvre les yeux et c’est parti.
Ma rue en couleurs

(Photo prise samedi, rue du Roi de Sicile, Paris)
Le silence est un bruit comme un autre

Depuis quelques jours, Paris prend des airs de petit village silencieux. Les soldes finissent dans dix jours, les parisiens ont quitté la capitale pour rejoindre les plages ensoleillées, les vertes campagnes ou les pays exotiques. Paris se vide, doucement, tranquillement, au rythme des vibrations du métro. Les jupes se raccourcissent, les terrasses se remplissent et on est un peu plus détendu que d’habitude. On regarde un peu moins la télévision, on délaisse son ordinateur et on se dit que Facebook survivra sans nous. Paris l’été, c’est un peu comme une femme épanouie, elle ne demande rien, juste qu’on écoute son silence.
(photo prise Boulevard Saint-Germain, Paris)
Breakfast in America !



Il ne s’agit pas ici de parler grande gastronomie ou encore de bons plans gentleman pour un premier rencart avec monsieur ou madame. D’une manière générale, je ne suis pas spécialement friand de la gastronomie américaine… et pour moi les étoiles s’arrêtent à celles d’Hollywood Boulevard. Mais ce samedi après midi, non loin du métro saint Paul, j’ai mangé le meilleur burger de ma vie, et oui, c’est aussi simple que ça. Breakfast in America 4, rue Malher, Métro Saint Paul.
Glace à la fraise “My Berry”

J’ai gouté pour la première fois les glaces de My Berry, 25 rue Vieille du Temple et j’ai littéralement succombé. Un conseil, la glace au yaourt accompagnée de fraises. Juste après je suis allé acheter un sac chez Spalding&Bros, j’ai craqué et j’adore ça.
Portrait en clair-obscur

J’ai fait ce portrait de Lambert Wilson il y a quelques années. Sans fard ni strass, ce visage révèle l’humanité intense de ce personnage. A l’instar de sa voix, son visage est calme, posé et pénétrant. Le talent se révèle dans le mouvement quand il se met à danser et chanter en finissant dans un éclat de rire émouvant. Ce n’est pas mon genre de faire des compliments à tout va, mais quand je suis séduit, je l’admets.
Les voyages en train



Quitter Paris n’est pas la tromper, mais juste s’en éloigner un peu pour revenir en… meilleure santé. Non pas que je brule la vie par les deux bouts à Paris (sic), mais l’air de la campagne me semble parfois nécessaire. Pendant quelques heures, le train devient alors le sas de décompression entre Paris et mon village natale. On y fait le bilan des mois passés, on y trace les lignes de notre avenir et on sourit en pensant aux quelques jours de repos qui nous attendent. Pris dans un rapide mouvement statique, je repense à une peinture de Edward Hopper que j’aime beaucoup, Chair Car. Finalement, voyager n’est qu’accentuer sa propre solitude.
Pause sur un chantier à Paris

Depuis quelques jours, je les entends travailler à côté de mon bureau. Ils vont et viennent, détruisant et construisant. Le chantier s’anime à certaines heures de la journée. En rentrant de déjeuner, je les ai trouvés là, dans la cour, debout en cercle, calmes et sereins.
La vie à parfois des airs de cinéma

Parfois on prend une photo sans savoir pourquoi. L’appareil traînait là ou il n’est jamais posé. Un rayon de lumière inhabituel et c’est toute une atmosphère qui se crée. Une expression sur un visage mélancolique et la vie prend des allures de cinéma. La bande son se contente de voitures qui passent dans la rue et de silences qui attendent. Il n’y a pas de scénario pour cette scène, mais seulement un instant suspendu dans le temps.
Une ombre lumineuse


C’était un samedi matin, il était très tôt, je prenais un café rue de Sèvres et regardais Paris se lever. Je la vis sortir de nulle part, sans lieu ni époque. Elle avait l’élégance des femmes qu’on ne rencontre jamais, sa peau, blanche comme un linceul illuminait la rue. Je n’eus pas le temps de prendre son portrait en photo tant elle marchait vite. Quel est son nom, son âge ou encore le timbre de sa voix ? Je ne le serai jamais et c’est peut-être mieux ainsi. Il ne me reste que l’image d’une silhouette survolant Paris.
Le brunch des dimanches matins ensoleillés
Il m’arrive souvent de me lever le dimanche matin avec l’envie de prolonger mes rêves de la nuit. Le brunch du dimanche matin devient alors un moment privilégié dans la vie du parisien que je suis. Je m’assieds au soleil, avec des amis, à la terrasse du Pause Café près de Bastille, contemple mes contemporains, commande un menu brunch et me laisse aller à ne rien faire. Mon appareil à la main, je crée des histoires au gré des gens qui vont et viennent. Les histoires se font et se défont au rythme du passage des serveurs. Ce lieu est un microcosme d’une certaine classe de la société parisienne où personne ne semble dénoter. Pas de touristes, pas de vieux, pas de jeune, seulement des trentenaires qui profitent d’un dimanche matin ensoleillé.






A l’école des Beaux Arts de Paris






Je suis passé à l’école des Beaux arts de Paris ce week-end, rue Bonaparte dans le 6ème, lieu merveilleux où j’ai passé quelques années de ma vie estudiantine. C’était les portes ouvertes et j’ai voulu y retrouver d’anciens souvenirs. Ce lieu est rempli d’une âme qui ferait vaciller les personnes les plus sceptiques envers l’art contemporain. Je me suis promené entre les travaux, les exercices et parfois les œuvres d’art des étudiants. J’ai été très étonné de la qualité du travail présenté cette année. Au détour des œuvres, j’ai pris quelques photos d’âmes errantes qui, à l’instar de moi même, se promenaient sans but précis.
Lancement de marque et étoiles du soir



J’étais hier soir au lancement du site internet d’une marque qui a bercé mon enfance, l’évènement était si ennuyant que je ne la citerai d’ailleurs pas. Dans les soirées où je vais, ce n’est pas temps la soirée en elle même, l’animation, les personnalités présentes, le prestige de la marque, qui me font me déplacer mais bien pour les “gens”. Je les regarde, les écoute, les analyse, les prends en photos, les dessine. Je vais à ces soirées comme je vais au théâtre. Les gens sont une source inépuisable d’émerveillement. J’y ai retrouvé trois jolies personnalités de la blogosphère, Nizzagirl, la Méchante et Cachemire et Soie. Oubliée la soirée, oubliée la marque, oublié tout le reste, nous avons discuté tous les quatre jusqu’à ce que l’alcool nous fasse taire.
Blogueuses (ou pas) lors d’une soirée Wii-filles
La scène du crime s’est déroulée au 9 bis de la rue Lesdiguieres. Des dizaines de filles ayant pour point commun d’être blogueuses se sont trouvées réunies par l’agence Balistik’art. Beaucoup de bruit, beaucoup d’humidité et beaucoup de filles, il ne s’agissait donc pas d’être claustrophobe. J’ai tenu quelques minutes, le temps de faire des photos, de boire du punch sans alcool et de ne pas manger de fraises tagada.






Boulevard Of Broken Dreams
Il est 14h, je marche dans New-York, au croisement de la 51ème, je crois voir James Dean sortir de sa Speedster et s’engouffrer dans un resto miteux, je le suis et rentre à mon tour. Je regarde autour de moi, j’ai révé, je suis au Pick Clop’s, rue Vieille du Temple à Paris, il est 15h et je commande un plat du jour.







Luxe, calme et volupté.

Toujours à Beaubourg, dans la série des âmes errantes. Plus le silence autour de soi est grand, plus les pensées dans sa tête sont bruyantes.
Telle mère, telle fille.

Elles étaient là, pensives, dégingandées, assises l’une à côté de l’autre dans le hall du 6ème étage de Beaubourg. Je me suis créé milles histoires avec cette photo. J’ai aimé voir dans les deux hommes derrières elles, vaporeux comme un songe, un père et un mari, parti ou absent. Elles attendaient je ne sais quoi, prisent dans un silence mimétique. Même silhouette, même gestes, même postures. J’étais fasciné. Aujourd’hui, le musée était hors les murs.

Une main de velours dans un gant de fer

D’abord j’ai frémi, puis je me suis attendri. Ce bras entièrement tatoué, symbolisant douleur et violence, posé délicatement dans le dos de sa compagne ma troublé et ému.










