oct 26
Patricia Kaas dans le Cabinet de Curiosités



Pour la sortie de son nouvel album Kabaret, Patricia Kaas nous a accordé sa première interview en exclusivité mondiale (Argh ! J’adore utiliser ces termes emphatiques et pompeux à souhait !), pour le Cabinet des Curiosités de mister Darkplanneur (dit Eric Briones, vous le verez dans la suite des photos, maquillé tendance Orange Mécanique). Pour ceux qui aiment ou ceux qui tout simplement seraient curieux, vous pourrez découvrir l’interview de Patricia Kaas chez Darkplanneur d’ici quelques jours. Pour finir je veux faire une spéciale dédicace à Thomas Mondo, La Pravda et mister SerialBuzzer, que j’ai hâte de retrouver mercredi pour la suite des aventures.
Je vous invite à découvrir toutes les photos, en cliquant ci-dessous !
oct 24
Telle mère, telle fille ou le miroir inversé

Chaque génération a ses propres codes, mais quand tout se mélange, quand maman chipe à sa fille et inversement, alors se créent de nouvelles tendances. Dans le cas de cette mère et de sa fille, la variation fonctionne plutôt sur le thème du miroir inversé, on imagine tout à fait la mère il y a 20 ans et la fille dans 20 ans. Comptoir des cotonniers s’est imaginé en rassembleur, assez fade, des tendances et des générations et la rue lui répond que rassembler, ne doit pas être, uniformiser.
Photo prise dans le jardin des Tuileries, Paris.
oct 21
“Etudes de styles” par Margaux Motin

Pour cette seconde édition d’Etudes de styles, j’ai cette fois ci demandé à l’excellentissime illustratrice et blogueuse, j’ai nommé Margaux Motin (découvrez son blog ICI !), de décrire cette photo que j’ai prise de Louise, belle et charismatique égérie. L’humour de Margaux, son talent de la narration et son dessin en font l’une des illustratrices les plus prisées et aimées de sa génération. La mode, la vie de famille, le quotidien banal, le regard de Margaux se pose sur tous les petits travers de la vie, nous faisant rire de nous même. Une illustratrice de la comédie humaine, tout simplement. Je lui laisse maintenant la place.
Louise a 4 ans ½ à tout casser.
Louise s’est glissée dans les boots un peu trop grandes de sa maman, elle a chouré les ciseaux de cuisine et s’est taillée une longue frange dans sa jolie chevelure de fée.
Sur le guéridon dans l’entrée, près des cigarettes et des clefs, elle a trouvé une paire de lunettes.
C’est parfait une paire de lunettes.
Elle aurait aimé fumer la pipe, elle trouve qu’avec sa petite robe noire, ça lui aurait donné une classe folle. Mais Louise a 4 ans ½, on ne fume pas à cet âge là.
Elle a fait la grande, un peu fière, jusqu’au bas des marches, déjà qu’elle s’est pas cassée la figure, c’est pas rien nan ?
Louise, elle se regarde du coin de l’œil dans le grand miroir et elle se dit que tiens, c’est drôle quand même, elle ressemble à un dessin. Sa silhouette toute noire et découpée comme ça, on dirait un coup de pinceau habile sur une feuille blanche. Elle a l’air d’une jolie tache d’encre en fait. Ca lui donne envie de sauter dans les flaques de boue d’un coup.
Alors vite elle croise les jambes devant, croise les bras derrière, s’emprisonne toute seule dans son corps de grande pour ne pas risquer de se laisser aller à une quelconque bourde enfantine.
Elle voudrait regarder comme les franges et les volants de sa petite robe tournoient quand elle fait la toupie.
Elle voudrait regarder les lumières multicolores sur le mur derrière elle.
Alors Louise tourne le dos, regarde dans la direction opposée, et se force à la posture des enfants sages.
Louise a 20 ans.
Elle a natté ses cheveux hauts pour dégager sa nuque pale.
Fardé ses joues du rose des premières fraicheurs de l’hiver, celui des filles gourmandes qui croquent les pommes a pleines dents.
Louise a 20 ans. A 20 ans on se joue des codes. Elle a ourlé ses yeux de noir, cerné l’ourlet de lunettes, bordé les lunettes de sourcils sombres et curieux, soulignés les sourcils sombres et curieux d’une frange.
Et sous les contours et contours et bordures et frontières, juste le blanc. La peau. Grâce d’une clavicule, tendresse d’une épaule.
Louise a 20 ans et à 20 ans on sait que c’est sur ces charnières charnues que repose finalement le monde.
Le reste collants, bottines, robe n’est que la gracile colonne de marbre noir qui sert à mettre en lumière en son sommet tête, bouche, clarté, charme, espièglerie.
Margaux Motin

oct 20
Quartier de Beaubourg - Perfect Day

Un rendez-vous prévu, dimanche matin, 10h, devant Beaubourg. Je dis ok, sans me poser trop de questions car il fait parti de ces rendez-vous qu’on ne refuse pas. Je suis en avance, je me promène dans les rues parallèles au musée. La rue Quimcampoix se réveille doucement et le boulevard Sébastopol se bagarre déjà avec les klaxonnes. Il fait froid mais beau, enfin, aussi beau qu’il puisse faire à Paris. Le beau est toujours un peu teinté de gris, mais soit, la pollution est la dîme du citadin. La lumière est malgré tout très belle ce matin, je sors mon appareil car on ne sait jamais. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai l’impression à ce moment là d’être Clay, le personnage de Bret Easton Ellis dans le livre Less than Zero. J’erre, comme ça, sans réel but, porté par la lumiere que laissent passer les immeubles. Il me vient à ce moment là dans la tête cette chanson de Lou Reed, just a … Perfect Day.
Photo prise dimanche matin, rue Aubry le Boucher, Paris.
oct 19
Clarté automnale

Et oui, encore une photo prise rue Vieille du Temple. Mais ce n’est vraiment pas de ma faute je vous jure, c’est pas que je manque d’imagination ou encore que j’habite ici, c’est juste que dans cette rue je mange les meilleures crêpes de Paris. Je ne vous dévoilerai pas tout, mais c’est au 109. A bon entendeur, salut ! Et comme on dit en Bretagne, Adieu-vat. ![]()
oct 16
Bloody Mary

4 cl de vodka, 12 cl de jus de tomates, 0.5 cl de jus de citron, 0.5 cl de sauce worcestershire, 2 gouttes de tabasco. Shakez le tout avec des glaçons, puis ajoutez le sel de céleri, le sel et le poivre à votre guise. Je conçois bien que le rapport entre la photo et le sujet présent, ne soit pas évident, mais j’avais juste envie de vous donner la recette de mon cocktail préféré, le Bloody Mary.
oct 15
Le pli est une femme

La beauté silencieuse de cette silhouette gracieuse et sombre semble loin, difficile à appréhender, presque vaporeuse. Le pli, large, se déploie sur le velouté d’une peau souple et blanche. Le pli du tissu enlaçant les plis de la peau, passant de la clarté à l’obscurité, du visible au caché, le pli est une femme. Tiens, ça me fait penser au livre de Deleuze qui s’appelle justement “Le pli, Leibniz et le Baroque”, je le conseille d’ailleurs à tous ceux, créateurs ou non, qui aiment l’art et la mode !
oct 13
Ravaillac No futur !

Dans les rues de Paris, parfois, entre deux gaz d’échappements, ça sent bon la soupe de grand-maman, mais quand tout à coup, soudainement, on se met à dire “Fuck” à grand maman et qu’on balance son sac en osier avec la galette et le petit pot de Nutella, nous entrons dans la phase, dite du conflit de générations. Rien de tel alors qu’un bon mélange de tradition française à la Ravaillac et de revival néo punk “so british” pour calmer les ardeurs de chacun.
La morale de l’histoire, c’est que quand la mode oublie de se démoder et qu’on a plus rien à se mettre, il reste toujours les tiroirs de grand-maman.
Rue du Roi de Sicile, IVème, Paris
oct 7
Shooting sur les quais de seine (Garance, Nadia, Punky B et Alix)




Voici quelques photos prisent en backstage pendant un shooting pour le magazine Glamour du mois de Novembre. On y retrouve toutes vos blogueuses préférées : Garance Doré, Punky B, Nizzagirl, The Cherry Blossom Girl, toutes aussi talentueuses les unes que les autres. Une spéciale dédicace à Garance pour qui j’ai une grande admiration pour son travail de photographe et Nadia pour laquelle j’ai une grande admiration, tout court.




