Archive for juillet, 2008
Sur les quais (On the Waterfront)

Tous les quais de gares ne me font pas penser aux films d’Elia Kazan, mais aujourd’hui, en attendant le train, je m’y suis cru un peu. Ce garçon pris en photo, miroir inversé d’un Marlon Brando fantasmé, a fait dérouler devant mes yeux, la bobine usée du film, comme projetée dans un vieux ciné-club du Quartier Latin. Seul dans la salle qui sent l’humidité, je m’assoie dans un des trente sièges qui n’attendent que moi et personne d’autre. La lumière s’éteint, j’ouvre les yeux et c’est parti.
Le style en mouvement

Figer la beauté et le style en mouvement, au dela de toute pose, de tout artifice. Le corps le plus beau est celui qui ne se regarde pas, les beautés les plus incroyables sont celles qui s’ignorent. Quoi de plus touchant qu’une femme qui n’a pas encore pris conscience de la puissance de sa beauté ?
Stairway to Heaven



Assis à la terrasse d’un petit restaurant faisant face à la Rue du calvaire, à Montmartre, j’ai contemplé pendant des heures les gens qui descendaient ce fameux escalier.
Un dimanche matin à Montmartre

Je prenais un café dimanche matin, rue Gabrielle à Montmartre. Comme à mon habitude, je regardais les gens passer, je prenais le soleil et des photos. On passe parfois des jours à prendre des centaines de photos sans jamais être satisfait et généralement, moins je suis satisfait et plus je prends de photo. Il y a des jours par contre, un dimanche matin à Montmartre par exemple, vous allumez votre appareil pour la première fois de la journée, vous voyez quelque chose qui vous plait, une jeune fille d’une élégance rare, et vous savez déjà que cette image sera la bonne. Clic ! Vous souriez, refermez votre appareil et buvez une gorgée de café. La journée commence bien.
Clin d’oeil aux Parisiennes de Kiraz


Kiraz ! Vous voyez de qui je parle ? L’illustrateur qui vous dessine, vous mesdemoiselles, plus vraies que nature. Les Parisiennes de Kiraz se sont donc données rendez-vous au musée Carnavalet pour la toute première rétrospective de cet illustrateur. Cela dure jusqu’au 21 septembre.
Ma rue en couleurs

(Photo prise samedi, rue du Roi de Sicile, Paris)
Le silence est un bruit comme un autre

Depuis quelques jours, Paris prend des airs de petit village silencieux. Les soldes finissent dans dix jours, les parisiens ont quitté la capitale pour rejoindre les plages ensoleillées, les vertes campagnes ou les pays exotiques. Paris se vide, doucement, tranquillement, au rythme des vibrations du métro. Les jupes se raccourcissent, les terrasses se remplissent et on est un peu plus détendu que d’habitude. On regarde un peu moins la télévision, on délaisse son ordinateur et on se dit que Facebook survivra sans nous. Paris l’été, c’est un peu comme une femme épanouie, elle ne demande rien, juste qu’on écoute son silence.
(photo prise Boulevard Saint-Germain, Paris)
Les femmes et leurs magazines

J’ai découvert il y a déjà quelques temps, une nouvelle addiction que je ne soupçonnais pas chez les femmes. Plus que la nourriture, plus encore que les fringues ou même que leurs mecs, certaines femmes étaient addict à leurs magazines féminins. « Le lundi matin, c’est ELLE« , combien de fois ai-je entendu cette phrase ? Preuve à l’appui, il y a quelques temps, j’ai hébergé une amie chez moi pendant une quinzaine de jours. Je vous épargne évidement les 2 à 3 tonnes de vêtements qui gisaient sur le parquet, les produits de beautés envahissants la salle de bain et les collier venant décorer, telles des guirlandes de Noël, les lampes de mon appartement. Bien sûr je ne parlerai pas des paquets de gâteaux, des boîtes de thé aux noms étranges, le remplissage du frigo avec des fruits et autres légumes, chose que mon frigo n’avait jamais vu auparavant. Un matin donc, en m’approchant de la table basse, je me suis mis à compter la pile de magazines qui s’était bâtie pendant ces 2 semaines. Il y en avait des petits comme Glamour ou Biba, des moyens et des grands comme Elle, mais ils avaient tous un point commun, une femme plus ou moins vêtue en couverture. J’en ai dénombré 11. 11 tomes de littérature consacrée à LA femme sous toutes ses coutures. Et pas question de les jeter à la poubelle ! Le magazine se garde telle une relique, il s’accumule sur le temple de la moditude consacrée. Enfin, je prends ça avec philosophie, j’ai fait le deuil de ma table basse et je me suis plongé dans mon GQ.
(photo prise samedi, rue du Bac, Paris)
Breakfast in America !



Il ne s’agit pas ici de parler grande gastronomie ou encore de bons plans gentleman pour un premier rencart avec monsieur ou madame. D’une manière générale, je ne suis pas spécialement friand de la gastronomie américaine… et pour moi les étoiles s’arrêtent à celles d’Hollywood Boulevard. Mais ce samedi après midi, non loin du métro saint Paul, j’ai mangé le meilleur burger de ma vie, et oui, c’est aussi simple que ça. Breakfast in America 4, rue Malher, Métro Saint Paul.
Mon sac

Conseillé par une grande professionnelle de la mode que je ne citerai pas, je me suis rendu chez SpaldinBros au 21, rue du Bourg Tibourg et j’ai, ma foi, été très satisfait. J’ai remarqué que la plupart des hommes sont encore réticents à l’idée de porter un « sac à main », mais bon, le style porte monnaie dans la poche arrière, portable dans la poche avant, appareil photo sur l’épaule, livres sous le bras, carte de crédit dans la chaussette et boitier de lunettes de soleil glissé entre les dents, ne me convient pas trop. J’ai donc opté pour le sac.













