James Bort | Photographer & Filmmaker header image 1

Archive for the 'Women' Category

Tear

mars 02nd, 2013 | Category: Photo,Women

Lanvin, Janice Alida, James Bort

Janice Alida pour Lanvin.

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Lindsey

novembre 21st, 2011 | Category: Backstages,Photo,Women

Lindsey Wixson, Sonia Rykiel

Je viens de retrouver cette photo de Linsdey Wixson prise pendant les répétitions du défilé Sonia Rykiel. Ce visage de poupée que les milliers de photos, couvertures de magazines et de campagnes, n’ont pas encore fêlé. L’ivresse de la jeunesse comme un dernier rempart face à la saturation médiatique qui, la plupart du temps, finit par ternir les icônes.

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From far away

juillet 22nd, 2011 | Category: Photo,Women

Jean Paul Gaultier

Une image en forme de carte postale. J’ai pu trouver une connexion internet pendant quelques minutes pour venir souhaiter à ceux qui en ont, de très bonnes vacances et aux autres, un bel été.
A bientôt !

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Lines and colors

mars 08th, 2011 | Category: Photo,Women

Edythe Hughes pour Manish Arora

Sur un défilé comme lors d’un shooting, il y a un modèle, des vêtements, une histoire, un lieu, des accessoires. Mais il y a aussi les artisans du visage, coiffeurs et maquilleurs, qui impriment leurs univers sur des visages. Le visage n’est pas une toile vierge, c’est une œuvre complexe aux formes infinies avec laquelle il faut composer. Voici deux portraits d’Edythe Hughes pour Manish Arora qui mettent en avant tout le savoir-faire et le talent de ces artisans. Ces traits et ces couleurs me donnent beaucoup d’idées pour des projets à venir.
Bonne journée à tous !

Edythe Hughes pour Manish Arora

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Volutes

mars 01st, 2011 | Category: Backstages,Photo,Women

Daphne Groeneveld, Christian Dior

Daphne Groeneveld

Se réveiller un matin, soulever les plis blonds de ce rideau de pudeur et se perdre dans les volutes de fumée d’une blonde qui se consume. Une fumée qui dessine, sur un papier peint aux motifs orientaux, les traits d’une multitude de visages, beaux et laids. L’étrange est là, suffocant dans l’entre deux, dans un recoin soyeux et tranchant. Fétichiste du bout des lèvres, d’un plis de chair, d’un plis qui cache et dévoile.
On pourrait appeler ça une matinée ordinaire.

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Blind mirror

février 13th, 2011 | Category: Photo,Women

Heartbreak, Giambattista Valli

Le portrait est l’un des rares sujets dont je ne me lasse jamais. Des centaines, des milliers même et pourtant à chaque nouveau visage, c’est la même surprise qui s’empare de moi. J’essaie aussi de comprendre ce que je recherche et ce qui me pousse à faire cela en me plongeant dans l’univers d’autres photographes. Nadar d’abord, pour ainsi comprendre « l’intelligence morale du sujet, ce tact rapide qui vous met en communication avec le modèle (…) et qui permet non pas de donner une indifférente reproduction plastique, mais une ressemblance intime. » Écouter Richard Avedon parler de sa célèbre prise de vue du Duc et de la Duchesse de Kent. Il raconta au couple qu’en venant, un chien se jeta sur les roues de sa voiture et qu’il l’écrasa. A ce moment les visages du Duc et de la Duchesse prirent une expression incroyable de tristesse et c’est à ce moment là qu’il prit la photo. Les anecdotes d’Annie Leibovitz avec les Stones. La vision foudroyante d’humanité de Diane Arbus et évidement de tous les peintres qui depuis des siècles ont peint tous ces portraits qui nous accompagnent. Se confronter aux autres pour ne pas se perdre dans son propre vide.

Heartbreak, Giambattista Valli

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Photomatons

février 02nd, 2011 | Category: Photo,Women

Jean Paul Gaultier, haute couture, paris

Photomatons de deux enfants perchés sur la pointe des pieds et dont seuls les cheveux hirsutes apparaitront sur le papier glacé noir & blanc. C’est de cette manière que j’ai fait mes premiers autoportraits, pour dix francs, quatre photos, de mes cheveux. Une image, des traits grossiers et sans rides, des souvenirs d’une enfance à venir. L’image photographique s’imprime doucement à mes côtés.

Jean Paul Gaultier, haute couture, paris

Le photomaton a disparu, il ne reste plus qu’elle, perdue dans son fard et me fixant. Je deviens une machine à autoportrait. Le visage est là cette fois-ci, parfaitement centré. La chevelure jaillit et explose hors du cadre. La bouche entrouverte laisse échapper de doux soupirs, toujours insouciants.
Une image, des traits parfaits et sans rides, des souvenirs d’une vie à venir.

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Losing my mind

janvier 18th, 2011 | Category: Women

Sasha Pivavarova

Perdre la raison, perdre la mémoire et se plonger dans une catharsis révélatrice comme dans un bain glacé. Laisser le ciel bas et sans relief écraser ses dernières certitudes. Voici une partie de mes résolutions pour cette année 2011.
Je suis curieux de connaitre vos résolutions.
La photo est un portrait de Sasha Pivavarova que j’ai fait il y a peu de temps.

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Silent cry

janvier 07th, 2011 | Category: Women

Le temps me manque et je viens de remarquer que je n’ai pas mis en ligne de photos depuis plusieurs jours. Voici un portrait que j’ai pris il y a peu de temps. Ce visage exprime parfaitement ce je-ne-sais-quoi qui m’anime et me trouble.
Bon weekend à vous.

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New year

décembre 31st, 2010 | Category: Women

Fatima Lopes

Une année qui prend fin, une autre qui commence. Je n’aime pas tant faire des bilans que de rêver mon avenir. Comme disait Deleuze, que je cite inlassablement : il ne faut pas faire le point, il faut tracer des lignes. Je continue donc d’avancer en flânant, un crayon et un appareil photo à la main pour parler du monde tel que je le vois, tel que je le rêve.
Je vous souhaite une belle année et je remercie chacun de vous de venir parfois partager quelques minutes de votre temps, ici, avec moi.

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Grey dream

décembre 22nd, 2010 | Category: Women

Je me demande parfois de qui, d’elle ou de moi, je fais le portrait.

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Sasha

novembre 23rd, 2010 | Category: Women

Sasha Pivovarova, james bort, portrait, Giambattista Valli

Sasha Pivovarova

Il a été tout dit, tout écrit, tout peint, tout photographié, tout filmé et même tout composé, sur la beauté des femmes. Alors que faire ? Cela fait va faire 30 minutes que j’ai écrit cette phrase et depuis je bloque devant mon écran, ne trouvant aucune réponse. Que faire à part continuer, en sachant que l’on posera toujours les pieds dans les traces de quelqu’un qui nous a précédé. L’amnésie est parfois plus productive que le doute, car elle nous fait oublier la vanité et la fatuité de notre quête.
Mais à tant désirer on oublie d’aimer.
La robe est de Giambattista Valli. Faites un tour sur le site, rien que pour être accueilli par Chet Baker.

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Dévastée

novembre 19th, 2010 | Category: Women

Dévastée

Il est tard, je ne pensais pas mettre de photo en ligne. La journée fut extraordinairement enrichissante, puisque je l’ai passée au côté du créateur Tommy Hilfiger. Je l’ai pris en photo, interviewé et passé du temps auprès de lui. Une icône tellement inaccessible que l’on avait oublié que derrière le nom, se cache un homme.
Il est tard, je suis à la fois vidé et rempli. Après cette journée explosive, je me suis assis, j’ai allumé la radio et regarde quelques une de mes photos en attente. J’ai besoin de calme, d’une sérénité parfois inaccessible, que je retrouve dans ce portrait que j’ai pris le mois dernier. Une tristesse heureuse, une femme enfant, une fragilité troublante et apaisante. Un visage comme un oxymore. C’est peut être ça être artiste, parler du monde tel qu’il est en le montrant tel qu’il parait. Attention donc aux faux-semblants.
Un visage, une lumière qui est celle du jour et un peu de tissu si joliment coupé par Dévastée.
Bonne journée à vous.

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Why ?

novembre 04th, 2010 | Category: Women

lanvin, james bort, portrait

Un visage évanescent baignant dans une blancheur virginale. J’ai le sentiment que cette fois-ci, c’est elle qui me pose la question. Ce « Pourquoi ? » auquel je n’ai aucune réponse. Chaque photographe a sa propre grammaire et si cette photo devait être un signe de ponctuation parcourant mes phrases, ce serait un point d’interrogation.

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Show me who you are

octobre 28th, 2010 | Category: Women

Jean Paul Gaultier

Jean-Paul Gaultier

Il y a des maitres qu’on essaie de suivre toute sa vie. Ce sont des lanternes qui parcourent le chemin, un peu comme les dalles qui s’illuminent au passage de Michael. Des noms me viennent, Avedon, Edward Hopper, Bach, Brando, Jagger, Brel, Deleuze. Une constellation dans laquelle je plonge et où je pioche chaque jour, chaque fois que je prends une photo.
J’avais un prof au beaux arts, Christian Boltanski, qui me disait toujours qu’il fallait être conscient à la fois de ses origines mais aussi de ses filiations. Mes filiations, je viens de les citer, comme un inventaire à la Prévert.
Et vous, quelles sont vos filiations ?

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Supplément d’âme

octobre 22nd, 2010 | Category: Backstages,Women

lindsay wixson, alexander mc queen, james bort

Après avoir passé ma journée d’hier sur un drôle de tournage où je devais être (hélas) devant la camera, j’ai fini ma soirée perdu dans les coulisses du Moulin Rouge pour un reportage photos. Petit je m’amusais à recopier les affiches de Toulouse-Lautrec, alors imaginez le plaisir que j’ai eu à me promener en backstage et faire des photos. Je vous montre ça très bientôt.
Avant cela, voici un autre portrait de Lindsey qui fait suite au billet précédent. Un autre visage presque, des cheveux tressés, tissés, le regard même est différent, l’âme seule est là, identique et fragile.
Merci à tous et bon week-end !

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Poupée de marbre

octobre 19th, 2010 | Category: Backstages,Women

lindsey wixson, alexander mc queen, james bort

Après m’être plongé dans l’Après-midi d’un faune de Nijinski, suite aux commentaires sur mon article précèdent, me voici maintenant navigant entre statuaire et peinture. J’ai toujours été fasciné par l’œuvre de Rodin et dans ce portrait, Lindsey me fait songer à son sublime Balzac. Navire naufragé, perdu dans une tempête céleste, comme les bateaux de Turner éblouis par leurs propres canons.
J’ai fait ce portrait de Lindsey Wixson chez John Galliano. Lindsey est l’un des mannequins qui actuellement me touche le plus, je lui ai dit, elle n’a pas rougi.

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Ô temps ! suspends ton vol

octobre 17th, 2010 | Category: Women

lanvin, portrait, backstage, james bort, britt maren

Une phrase de Lamartine qui ramène à ma mémoire les longues heures de classe passées à regarder par la fenêtre. Quand on a 10 ans tous ces mots paraissent idiots et ennuyeux. Puis des années plus tard, on relit ces mêmes poèmes, le sens jaillit par miracle et vient éclairer certaines de nos obscures pensées.
« Ô temps ! suspends ton vol », cette courte phrase arrachée au poème, m’est venu en fixant ce visage qui me fixe à son tour et n’arrête pas de me troubler. Tous ces visages qui sont autant de remparts qui me protègent et me rassurent.
Puis quelqu’un a fait un commentaire en voyant ce portrait : « On dirait qu’il y a deux personnes sur cette photo. » J’ai aimé cette remarque et c’est pour cela que je la partage avec vous. Vos regards me permettront peut-être de mieux comprendre ce qui me trouble dans ce visage.

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Caryatide

octobre 14th, 2010 | Category: Women

anna Cleveland, zac posen, james bort, visage, portrait

Quand j’ai fait ce portrait d’Anna Cleveland chez Zac Posen, l’image du visage de Modigliani m’a traversé l’esprit. Puis se sont figés en moi non pas ses fameux portraits peints aux teintes ocres et à la tragique mélancolie, mais ses sculptures et notamment l’une d’elles qui fut mise en vente il y a peu de temps chez Christie’s, La Tête de caryatide.
« Le beau est toujours bizarre. (…) Je dis qu’il contient toujours un peu de bizarrerie, de bizarrerie non voulue, inconsciente, et que c’est cette bizarrerie qui le fait être particulièrement le Beau. » disait Baudelaire. Cette phrase je l’entends depuis que je suis tout enfant, mais je pense que je commence à peine à véritablement la comprendre.
Bonne journée à vous et merci.

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Lumières

octobre 12th, 2010 | Category: Women

Issey Miyake, james bort

Parfois l’extrême beauté se suffit à elle même. Plus besoin d’expliquer un concept, de raconter une histoire, d’ajouter des degrés de compréhension, la beauté comme une évidence indépassable. Je ne suis touché par aucune forme de mysticisme, mais parfois un simple visage va au delà et même transcende toute autre représentation, aussi brillante soit-elle. A la façon des icônes orthodoxes que j’accrochais en hauteur dans ma chambre d’étudiant, j’aime parfois que ce soit l’image qui vienne à moi et non pas l’inverse.

Issey Miyake, james bort

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Urban Bird – Chapter 2

septembre 29th, 2010 | Category: Women

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Voici comme promis, la seconde série que j’ai réalisée avec Mai à SF. J’ai voulu un stylisme à la silhouette moins stricte. J’aime les associations contraires, celle de la maille et du cuir, du moulant et du loose, du brillant et du mat, l’épais gilet Baum und Pferdgarten avec le pantalon en cuir FIRMA. Les boots sont des Isabel Marant. Le collier est le Cherry Blossom de Shourouk et le sac un Billy de Dreyfuss. Le débardeur que l’on devine à peine est un FIRMA.

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Ce matin je commence mon deuxième jour de fashion week. Une soixantaine de défilés m’attend durant ces neuf jours, j’ai donc hâte de vous montrer tout cela.
Bonne journée à tous !

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Urban bird – Chapter 1

septembre 26th, 2010 | Category: Women

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Une petite ruelle perdue dans le quartier de Nob Hill à San Francisco. Une jeune mannequin française, Mai Lien, que j’ai rencontrée lors de mon vernissage et à qui j’ai demandé de faire ces photos. J’ai réalisé le stylisme avec les créations présentes dans le très beau concept-store, La Boutique. J’ai fait deux silhouettes très différentes, voici la première, je mettrais en ligne la seconde durant la semaine.

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Le collier “Black Baroque” est de ma créatrice préférée et amie, Shourouk et le sac, le Franky de Jérôme Dreyfuss, coup de cœur depuis bien longtemps aussi.
Le smoking veste et pantalon est de FIRMA, les boots sont de MM6 par Maison Martin Margiela.

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Cliquez sur l’image si vous voulez l’agrandir.

shourouk, james bort, la boutique, san francisco

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Encore une fois, un grand merci à Carole et Yvan du concept-store La boutique à San Francisco.

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Nob Hill

septembre 18th, 2010 | Category: Women

james bort, mai, nob hill, la boutique

Un petit screenshot que je vous envoie de mon Iphone en direct du shooting que je suis en train de faire à Nob Hill. Je me suis occupé du stylisme et par miracle j’ai pu avoir un peu de soleil pendant une bonne heure. Depuis une semaine ce qu’ils appellent le « fog » couvre en permanence toute la ville de San Francisco. Je vous en dirai plus sur ce shooting dans un prochain billet !
D’ici deux heures, je pars faire un reportage dans l’une des plus belles maisons de couture de la ville. Le planning est assez chargé depuis quelques jours mais je rentre demain à Paris et vais pouvoir me concentrer sur la fashion week parisienne qui arrive. En tout cas j’ai hâte de vous montrer toutes les photos que j’ai faites ici !

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Talk to me like the rain and let me listen

septembre 10th, 2010 | Category: Women

maddie kulicka, james bort, new york

Maddie, hier à Brooklyn.

Si je n’avais pas lu Kerouac j’aurais dit que Maddie sort d’un film de Clint Eastwood, ceux où d’énormes Cadillac couleur boue avancent dans un Brooklyn ravagé. Mais j’ai lu Kerouac et je reviens tout juste de Brooklyn qui ne ressemble plus aux films d’Eastwood. Je n’ai jamais su pourquoi mais quand je vois une personne pour la première fois, je vois à la place de sa tête un livre ou un film. Maddie, ce sera On the road de Kerouac.

maddie kulicka, james bort, new york

J’aime me perdre dans Brooklyn, je m’y sens bien partout, c’est je crois même l’un des quartiers les plus agréables de New York. J’y retrouve Maddie, elle est mannequin chez Elite et quand je la regarde, je ne vois pas un catwalk mais une héroine d’un roman de Steinbeck ou de Tennessee Williams. Les briques rouges contrastent avec sa peau laiteuse et son allure de petite fille du Middle West me rappelle certains portraits d’Eddy Slimane.

maddie kulicka, james bort, new york

Je remarque que je me perds beaucoup en références, mais c’est parce que New York est une femme tentaculaire, un rhizome aux multiples ramifications. Je ne vois pas des rues, je lis un roman, je n’entends pas le bruit d’une ville, j’écoute un concert de Sarah Vaughan à l’Appolo Theatre, je ne vois pas des passants, mais des gueules sorties d’un film de Scorsese. C’est plus fort que moi, ça s’impose à moi.
Le livre de NY se referme pour quelque temps car je rentre demain à Paris pour quatre jours avant de repartir à San Francisco pour le vernissage de mon exposition de photographies à la Galerie La boutique (Je vous en dis plus dans le prochain billet). San Francisco, la ville de Kerouac.

maddie kulicka, james bort, new york

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Kisses from Soho

septembre 06th, 2010 | Category: Women

james bort, new york

Je suis en terrasse au Silver Moon Bakery, à l’angle de Broadway et de la 105ème rue. Il est 16h, un peu d’ombre, un café à coté de mon ordi et l’album Blonde on blonde de Dylan dans les oreilles. Je regarde les gens sortir du Ben and Jerry’s en face de moi. La chaleur est accablante, le balai de mangeurs de glace l’est tout autant.
Je repense à ma journée d’hier dans le quartier de Soho où j’ai rencontré Simona lors d’un shooting. Elle est bulgare et belle. Féline et urbaine, la chorégraphie de ses mains aux doigts comme des couteaux, fascine et envoute.

james bort, new york

La sirène hurlante d’une ambulance me sort de mes pensées, elle file à l’angle de la 106ème et disparait sous les crissements de pneus des voitures qui pilent à son passage. Je bois une gorgée et retourne dans mes pensées. Le ciel était couvert hier dans Soho, ce qui me convenait parfaitement car je n’aime pas les lumières trop évidentes. Celle d’hier matin, douce et voluptueuse, venait enlacer la peau veloutée de Simona, lui donnant des reflets de porcelaine.

« Vous voulez encore quelque chose ? » C’est la serveuse qui me parle avec un grand sourire, elle a comprit que je suis français et se fait une joie de pratiquer un peu. « Je vous remercie, ça ira. » J’en oublie Simona, mais pas sa peau de porcelaine. Je range mes affaires et me prépare à rentrer. J’emporte avec moi mon ordi et tout le reste qui ne se range nulle part.

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james bort, new york

Je vous souhaite à tous une très belle journée !

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Mercer Street

septembre 05th, 2010 | Category: Women

temperley, new york, broome street

Je ne sais plus comment je me suis retrouvé en train de photographier Janice, au 2ème étage d’un immeuble de Mercer Street dans Soho. Je venais de quitter le quartier de Greenwich Village où j’avais passé la matinée à ne rien faire. Mais attention, ne « rien faire », c’est tout un art car il s’agit évidement de ne rien faire, mais de le faire bien. Il est nécessaire aussi de laisser monter en soi ce doux sentiment de culpabilité, car tandis que vous ne faites rien, d’autres font. Je décidais donc de continuer de ne rien faire, mais cette fois ci en marchant. Les possibilités de stimulations visuelles et intellectuelles étant décuplées par le fait que j’avançais dans la ville, mon regard s’arrêta sur la façade d’un immeuble. Derrière les vitres du 2ème étage, je vis quatre Stockman qui me narguaient. Je me dis que ce devait être un atelier de couture, car après tout j’étais sur Mercer Street, la rue des showrooms, ateliers et autres couturiers.

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Ma curiosité étant piquée, je cherchais une porte et vis un petit panneau avec une flèche qui montrait la direction d’un immense escalier aux murs rayés de vert et de blanc. Je montais doucement et me crus l’espace d’un instant dans cette maison du sud de Londres où j’avais séjourné l’été dernier. Je n’étais pas très loin car le showroom où je me dirigeais était celui de la marque Temperley, une marque londonienne.
Je jetais un rapide coup d’œil sur les portants et commençais à rebrousser chemin quand une jeune fille sortit d’un bureau et vînt à moi. Cette jeune fille, c’est Janice et tandis que nous discutions, je me posais cette étrange et incongrue question :
« Suis-je en train de ne rien faire ? ».
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Rie Rasmussen

août 22nd, 2010 | Category: Hall of fame,Women

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Jeudi matin, j’ai rendez-vous au studio photo Rouchon dans le 5ème à Paris. Il est tôt, il fait gris et je suis en avance. Les boulangeries commencent à ouvrir, Paris sent le croissant chaud et un peu les poubelles. Je passe devant le Jardin des plantes, un homme court avec son chien et son Ipod. A côté de moi marche une femme dont la silhouette sombre et élancée m’impressionne, tête couverte par une capuche noire, jambes découvertes sous une jupe courte. Bottes de motard noires et Blackberry dans la main. Je la regarde, elle s’approche de moi. Je suis surpris mais il n’y a pas de raison, elle me demande si je connais telle rue. Je lui dis que oui et lui indique la direction. Sous sa capuche je vois deux grands yeux bleus et des lèvres parfaitement ourlées, je m’étonne à nouveau. Elle me remercie et je la regarde disparaitre au coin de la rue.

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Je continue mon chemin. J’arrive dans la cour du studio à la façade couverte de vigne vierge. Je monte à l’étage, je me fais un café et m’assoie sur le canapé face à un panier rempli de viennoiseries. A côté de moi est posé un pull noir à capuche. Je crois que je comprends.

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Je vois cette fille croisée quelques minutes plus tôt, un thé à la main et le sourire au lèvres. C’est Rie Rasmussen. Je la connais encore peu, mais à mesure que je passerai du temps avec elle, ma fascination ne cessera de grandir.

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Tandis qu’elle se fait maquiller et coiffer, elle ouvre un carnet et me montre les peintures qu’elle fait. Ce sont des corps souffrants, forts et sombres. Cela me fait penser un peu à Egon Schiele. Elle me parle de son expo dans une galerie à NY et de son film qu’elle a réalisé, me raconte quelques anecdotes avec Luc Besson que même sous la torture je ne pourrais pas répéter. J’apprends qu’elle a tourné avec Brian de Palma aussi, mais je n’ai vraiment pas besoin de savoir ça pour être impressionné.

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Je n’arrête pas de la prendre en photo. J’essaie de comprendre, de cerner l’incroyable énergie qui se dégage d’elle. On passera toute la journée à discuter entre chaque prise de vue. Enfant je me souviens être tombé amoureux d’une femme peinte dans un tableau de Hopper, c’est amusant, mais je ne sais pas pourquoi ce souvenir me revient.

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La journée s’achève, il est tard, les boutiques sont déjà fermées, je reprends mon chemin en sens inverse et me dit que peut-être quelqu’un me demandera à nouveau son chemin.

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Un grand merci à tous et bonne journée.

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