Archive for septembre, 2008
Un dernier Tango à Paris


La vie réserve rarement des surprises qui permettent à elles seules de combler l’instant et l’espace. Une surprise n’est pas toujours un plaisir inattendu, pas un cadeau offert, pas une soirée où l’on rit et boit sans fin. Ce peut être simplement la découverte de l’écran tant recherché sur lequel on peut enfin projeter ses fantasmes d’une vie romanesque. J’imagine Alexandre Dumas rêvant la nuit qu’il est Edmond Dantès et arrêtant d’écrire à tout jamais pour prendre la mer et vivre l’aventure comme a pu le faire Rimbaud après lui. On voudrait parfois tout arrêter pour partir vivre loin une vie qui vaudrait la peine, mais par manque de courage ou excès de lucidité, on reste là et on prend des photos.
Quais de Seine, Paris.
Derniers casting pour la Fashion week de Paris


Le book photos dans le sac, la feuille de convocation dans la main et le stress au ventre, cette jeune et sublime mannequin rejoint le casting d’un grand couturier. Et oui, tous les créateurs n’ont pas bouclés la sélection de leurs modèles pour les défilés. La Fashion week a commencé, il faut donc se dépêcher !
High heels and maxi bag

Me voici donc de retour suite à quelques complications technologiques qui me dépassent et dont je ne veux plus entendre parler.
Photo prise rue Vieille du Temple, Paris.
Stranger in the night
Suite à une légère malveillance (hacking), mon blog a littéralement disparu, nous avons donc fait le nécessaire pour le rétablir, mais des fonctionnalités (comme les commentaires) ne sont actuellement plus en état de marche. D’ici quelques heures, tout devrait rentrer dans l’ordre.
Bonne soirée à toutes et à tous.
James Bort
1 commentUne note de poésie

La poésie décloisonne les esprits en les libérant des codes rigides que nous nous imposons parfois nous même. Quand l’imagination ne fait plus qu’un avec la poésie, cela donne souvent des instants de grâce. Le monde nous impose la plupart du temps sa propre chorégraphie, je reste donc bouche bée, quand je rencontre des électrons libres, des esprits libres.
Place des Vosges, Paris.
10 commentsLe tissu d’une chemise

C’est aujourd’hui l’automne et je n’ai pas vraiment envie de commenter le monde, juste de le sentir, comme passe le vent entre le tissu d’une chemise et la peau d’un corps nu.
Quais de Seine, Paris.
8 commentsObscure clarté

Je pense qu’il n’y a pas à développer durant des heures sur le charisme quasi hollywoodien de cet homme, tant cela saute aux yeux. Un brin désinvolte, tenue décontractée sur une posture élégante. En ce qui me concerne, l’élégance est avant tout, affaire de maintien, d’attitude du corps. Qu’importe que le corps soit gros maigre, grand ou petit, l’important est dans la manière dont il se tient. Je vois trop souvent des filles vêtues de marques couteuses, portant sac à mains et chaussures parfaites, mais qui hélas se tiennent comme des poupées de chiffon, la tête baissée, les épaules rentrées, le dos courbé et les pieds à 10h10. C’est le corps qui fait et porte la mode et non l’inverse.
Le titre du billet fait évidemment référence à un célèbre oxymore de Corneille tiré de Le Cid “Cette obscure clarté qui tombe des étoiles.”
Photo prise sur les Quais de Seine à Paris.
9 commentsRock en Seine ou le Dandy Kitsch

Voici une petite scène de vie que j’aime beaucoup avec un personnage principal incroyable, dans un lieu romantique et poétique que sont les quais de Seine. Un petit côté chanteur de pop anglaise, héritier de la génération Jim Morrison. Les bagues, le pendentif, les rouflaquettes, la chemise à motifs et la cravate à pois, tout y est. Dandy chic / Dandy kitsch, mais Dandy avant tout.
Photo prise sur les quais de Seine à Paris.
6 commentsLe Bonaparte

Je déjeunais dimanche matin à la terrasse du Bonaparte, place saint Germain-des-Près, regardant les parisiens se réveiller.
Dimanche matin, Place saint-Germain-des-Près, Paris.
Kiki de Montparnasse

J’étais assis sur un banc, au centre de la place Saint-Germain-des-Près, baignant dans le soleil en attendant une amie. Oscillant entre élégance et excentricité, cette dame hors du temps, des normes et des modes s’est assise près de moi et m’a parlé. Nous avons discuté, une discussion qui me faisait penser à un tableau de Max Ernst. Elle me rappelait ce petit brin de femme appelé Kiki de Montparnasse, égérie des années 20 et compagne de Man Ray.
Je lui demandais si je pouvais la prendre en photo.
- “Évidemment !” me répondit-elle.
Place Saint-Germain-des-Près, Paris.



