Archive for novembre, 2008
Accords et désaccord

Rien à voir avec la comédie de Woody Allen et du guitariste Emmet Ray joué par Sean Penn, mais juste le plaisir de regarder un couple parfaitement complémentaire et assorti. Le dialogue esthétique qui s’installe dans certains couples est surprenant et raconte beaucoup sur les rapports qui s’y jouent. On s’habille, se maquille, se déguise, se pare des atours qui font la mode, on imite ou au contraire on cherche à se distinguer, tout cela pour se sentir libre de jouer le rôle de sa vie. Être soi même, choisir son costume, sa place sur scène, le dialogue que l’on déclamera. Être soi même, pour ne pas mourir du rôle qu’un autre nous a donné.
Streetwear Vs Delacroix

Le cadre de cette photo me plait bien, on y voit derrière le jeune homme, une ancienne Boulangerie Pâtisserie, reconvertie en magasin de fringues hyper-tendances au design millimétré. Lui, jeune, intimidé peut-être, attend je ne sais quoi, tenant dans les mains un paquet provenant d’une épicerie quelconque. Ses cheveux, longs, bouclés associés à son visage bien structuré m’ont fait penser à un des modèles de Delacroix. Ce décalage entre ses vêtement streets et son attitude m’ont fait sourire. Mon cerveau, et donc mon regard, fonctionnent toujours par associations, je vois quelque chose qui me fait penser à autre chose et ainsi de suite. Ce qui me permet de voir un peu d’Eugène Delacroix dans ce garçon. C’est grave docteur ?
Paris je t’aime, Paris je t’adore

Parce qu’il ne suffit pas d’avoir 20 ans, de porter du 36 et de s’habiller chez Heimstone pour être superbe de fraicheur. Parce que l’élégance et le style sont intemporels et donc se moquent pas mal de la mode. Quand la personnalité s’affiche et se porte, alors c’est gagné, on est beau.
Instant du quotidien

Une fois n’est pas coutume, un petit instant du quotidien, le rituel du sèche cheveux qui balaie l’espace et le corps dans une chorégraphie douce et sensuelle. Assis en silence dans un coin de la pièce, je contemple cette danse involontaire.
Lost highway

J’étais invité hier soir par notre ami Cédric Gorrias de Blogbang qui organisait une soirée pour un certain site internet de marque de chaussures. Le côté complètement surréaliste de la soirée qui m’a plus fait penser à une performance dadaïste qu’à un lancement de marque, m’a beaucoup plu. Après 30 min on est parti manger avec mes amis de l’agence Balistik*art et Darkplanneur et en sortant du resto, qui on a croisé ? Keanu Reeves, très beau et sympa au bras de sa fiancée, on a échangé quelques mots et puis la nuit a continué.
Education à la mode vestimentaire

Il y a l’éducation aux goûts, aux aliments, l’éducation aux sports, à l’art et bien d’autres domaines encore. Mais j’ai remarqué que dès que l’on parle du rapport entre la mode vestimentaire et les enfants, tout de suite, le sujet devient sensible. L’argument principale est qu’un enfant ne doit pas être une copie modèle réduit d’un adulte, que les vêtements ne doivent pas être une barrière aux jeux et à la liberté de mouvement. Je conviens évidement de tout cela. Le premier argument qui m’est venu à l’esprit et qu’il vaut peut être mieux trop d’attention, que pas assez, qu’un enfant entouré d’attention s’épanouira beaucoup mieux qu’un enfant quelque peu délaissé. Soit, je n’invente rien et j’enfonce des portes ouvertes. Le second, m’est venu après m’être plongé dans l’œuvre de Michel Onfray ainsi que du travail qu’il met en place avec son Université populaire de Caen et l’Université Populaire du Goût à Argentan. L’éducation à la mode est, je pense, du même ressort que les autres champs, tel que le goût, par exemple. D’abord montrer, discuter, échanger mais ne jamais imposer. Visiter un musée, puis rentrer à la maison, dessiner et lire, ou se promener en ville, regarder des vêtements, en acheter ou pas, tout cela est pour ma part du même ressort et même si l’un s’inscrit plus dans un domaine économique et marchand que l’autre.
Précision : ceci est un billet d’humeur et j’ai bien conscience que le traitement que je fais de cette question n’est pas exhaustif et que de nombreux autres paramètres pourraient être soulevés.
Jack Bauer VS Darkplanneur
Darkplanneur dans une nouvelle aventure mashupienne mis en forme par le génial AMDS. Une vidéo d’une qualité incroyable qui fait le buzz.
Comme un fard dans la nuit

Cela se passa ce week end lors d’un défilé* haut en couleurs et une fois n’est pas coutume, j’ai utilisé le flash. L’effet rendu m’a plu, le fond disparaissant totalement pour laisser place à cette femme du monde. Nous étions quasiment dans le noir, elle cherchait sa place, j’ai entrevu sa silhouette qui m’a fortement intrigué et je l’ai flashée. Son visage et son allure parlent pour elle, je n’en rajouterai donc pas plus. Bonne semaine à tous.
*Défilé Eric Bompard faisant suite au trophée du même nom.
Dandy Punkette croquant Paris

En la croisant dans la rue, cela m’a rappelé mes années d’adolescence, assis dans la rue, dans un parc, dans une chambre, à dessiner le monde qui m’entourait et l’appareil toujours à portée de main. Elle se trouvait donc là, accoudée à une voiture, le crayon à la main, le style parfait et dessinant la façade d’un immeuble. Juste ce qu’il faut de chic et de classe mélangés avec un brin de rock attitude. L’addition des bandeaux dans ses cheveux peroxydés avec la veste officier et les richelieux est juste, parfaite. J’aime, tout simplement.














