Archive for the 'Women' Category
Promenade
J’ai croisé la silhouette de Clémentine au hasard de blogs et de magazines. J’ai aimé son visage, son allure et j’étais à l’époque à la recherche d’un modèle pour un projet, je l’ai donc contactée pour la rencontrer. En la voyant j’ai réalisé à quel point un photographe imprime sa vision sur le modèle car je ne la reconnaissais pas, ou si peu. A travers les photos que j’avais vues d’elle, je m’étais fait une image, des traits, des volumes, une démarche, une voix et en la rencontrant tout a volé en éclats. Chaque parcelle d’elle se dédoublait pour former deux images, l’une réelle et l’autre vue, lue, imaginée.
En regardant les photos que j’ai faites, je remarque sans étonnement que j’ai projeté sur elle ma propre image, je me suis rapproché de mon idée. Ce n’est plus tout à fait elle, c’est elle à travers moi.
20 comsLouise
Quand le corps et le décor ne font plus qu’un, quand la calligraphie de la peau rappelle celle des pans de mur alors la rencontre peut se placer sous le signe de la création. Son corps et son appartement sont des cabinets de curiosités où l’on prend plaisir à se perdre et où chaque porte révèle un secret.
Louise est une jeune créatrice de bijoux que je connais depuis quelque temps et qui m’a ouvert les portes de son univers. J’ai aimé cette approche plus intimiste, un peu à la façon de l’indépassable The selby. J’espère en tout cas que cette petite incursion vous plaira.
Ce qui est drôle c’est que je n’étais pas du tout venu pour ça. Je voulais prendre en photo Louise dehors et mettre l’accent sur ses vêtements. Finalement tout cela est parti au seconde plan, car quand je suis rentré chez elle et que j’ai vu ses bras nus, son appartement et sa peau ont volé soudainement le rôle principal.
20 comsBe
Juliette
Voici quelques portraits que j’ai fait il y a peu de temps et qui ont été diffusés dans le magazine Be pour un Chanel Beauty Safari. Ces images sont le résultat de promenades dans Paris et de rencontres fortuites ou provoquées.
Sarah
A l’heure où je mets en ligne ces photos, je remarque que je devrais être bien loin en train de prendre le désert et l’océan en photo. Je reste donc à Paris pour cause de volcan. Heureusement le soleil arrose la capitale et je prends donc le temps de m’y promener, appareil photo à l’épaule.
Stéphanie
Je remarque que je fais un peu moins de photo en ce moment et je le regrette. Pris par des activités nées de la photographie, je me retrouve à gérer ce qui gravite autour et non plus, la photo elle même. Il me faut donc revenir au fondamentaux et le visage en est un parfait.
Jasmine
Ci-dessus, une partie du reportage du magazine Be N°3 où les photos ont été diffusées. Merci à Anne et Alice !
Merci à tous et très bonne journée.
Madone
Le visage est cette machine polymorphe qui prolonge le cerveau des gens. Il est, comme les mots, un mensonge permanent qu’ont regarde comme on regarde un film, sans jamais être déçu d’être trahi.
J’aime le visage visible, exposé et à nu car contrairement au langage il ne possède aucune vérité. Le visage n’est pas une promesse, ce n’est qu’un aveu. Des codes, des attitudes, des proportios, un sourire, des larmes, une moue, une ride que l’on comprend, que l’on décrypte. Le visage a son propre langage silencieux, qui diffère selon les culture.
Sur cette série de portraits, telle une Madone, à chaque seconde tu mens, tu joues, comme les variations de la cathédrale de Rouen de Monet. Ta tête est un dé à multiples facettes dont tu éclaires, au grès de tes humeurs, tel ou tel côté.
6 comsFrench CanCan

La tournée des défilés prend fin ce soir avec pour ma part, le vernissage de l’expo Yves Saint Laurent au Petit Palais. Il y a deux jours, j’ai eu la chance de découvrir avant tout le monde, cette magnifique expo et d’y prendre des photos. J’ai rencontré Florence Muller, Pierre Bergé et suis resté des heures, seul dans ce lieu, la voix fébrile de Saint Laurent qui venait d’un documentaire et le Boléro de Ravel m’accompagnaient. Dès demain je vous montrerai les clichés que j’ai pris.
En attendant, je vous laisse avec l’explosion de plumes et de couleurs de Leigh Lezark.
Bonne journée à tous.
Shena

Il se passe toujours de beaux moments dans Paris durant la Fashion Week. Je venais de prendre Shena en photo dans les backstages du défilé Barbara Bui, je l’ai ensuite vu défiler, sublime. A la fin du défilé, tandis que j’attendais un taxi devant le pont Alexandre III pour aller au défilé suivant, je la vois remonter vers moi, sublime, toujours.
5 comsPeinture flamande

La vie est une suite de rencontres qui seraient autant de chemins s’ouvrant sur de nouvelles histoires. Chaque rencontre m’amène vers une autre, alors je m’arrête, contemple et emporte avec moi un bout de celle-ci. Ce morceau est la plupart du temps un souvenir ou un portrait que je prends pour essayer de ne pas oublier.
Ces photos sont des morceaux de mémoire que j’accroche comme un collier de perles, toujours pour ne pas oublier. Un petit Poucet de la mémoire, qui l’une après l’autre, parsèmerait son chemin d’images.
Persona

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été fasciné par les masques. L’idée de pouvoir se cacher derrière une image, d’incarner un personnage, de projeter sur cet autre visage tous ses fantasmes et toutes ses histoires.
Mon esprit était tourmenté par les masques, qu’ils soient en bois, en plastique, masque africain Dan, maques du théatre Nô, mexicain, tout ce qui pouvait être une extension de mon propre visage. Je me souviens avoir économisé des mois pour m’acheter mon premier masque, un masque Indo-népalais de moine ascétique plus que centenaire, au centre de rituels complexes. J’avais 14 ans et chaque masque était pour moi un voyage, un livre, un prolongement de moi même.
La première pièce de théâtre que j’ai écrite et qui fut mise en scène s’appelait Persona, qui en latin peut signifier le masque de théâtre. Pas vraiment une coïncidence, mais une véritable passion.
Du masque au visage, il n’y a qu’un pas, une structure, des traits, des couleurs, des matières et toute la magie que l’on peut projeter dessus.

Mâchoire carrée, petite fossette sur le menton, pommettes saillantes et regard taillé à la serpe. Que dire de plus pour comprendre les raisons qui m’ont cloué sur place à l’instant même où j’ai croisé ce visage à la sortie d’une rédaction.
Sa silhouette baigne dans une variation de textures et de couleur ocre. Cheveux ondulants tombants sur un T-shirt large glissé dans un pantalon remonté au dessus du nombril, et laissant apparaitre de jolies et fines chevilles.
C’est drôle, mais depuis que j’ai repris la photo, j’ai arrêté de collectionner les masques.
D’autres photos ici.
Merci à tous et bonne semaine.
Mia

L’image s’est imprimée dans ma tête, comme un vieux poster agrafé sur le mur d’une chambre d’adolescent. Le visage de Romy Schneider sur une carte postale aux teintes sépia et signée en bas à droite d’une calligraphie blanche, Harcourt. Une photo prise une matinée de 1960 dans le fameux studio qui m’est venu la première fois que j’ai rencontré Mia.
Mia est jeune, photographe et ce qui ne gâche rien, norvégienne. Aussi lumineuse que le soleil levant se reflétant dans la vitrine violette American Apparel qui me fait face et éblouit mon objectif.

Un sac Dior vintage, des petites ballerines Lanvin, une fourrure que portait sa grand mère et d’immenses lunettes qu’on dirait sorties d’un cartoon de chez Disney.
Mia me fait voyager sur place et j’espère que vous ressentez la même chose et que vous prendrez place sur mon vol.
Très bonne semaine à tous.
Grey eyes & red lips

Je sors de Beaubourg où j’ai pu voir l’expo Soulages, les pupilles dilatées par la noirceur lumineuse des toiles et dans la fraicheur d’une matinée parisienne, je croise Virginie. La rue est vide, le ciel gris et ses lèvres d’un rouge si intense que je ne peux m’empêcher de les regarder.
Mon objectif finit par s’approcher si près de sa bouche que je peux en voir le moindre des plis, même ce petit grain de beauté à droite de ses lèvres.
Le temps se met en suspend et la neige commence à tomber.

Je range mon appareil sans savoir vraiment ce que j’ai pris en photo, en face de moi je vois en vitrine une paire de sneakers Pierre Hardy en solde, je rentre mais n’oublie rien. Mes souvenirs s’accumulent comme les trains dans une gare et je crois que crois bien qu’il est l’heure maintenant de vous dire à demain !
17 coms
































