
Le site internet d’un magazine bien connu m’a demandé il y a quelque temps d’écrire un article sur le thème de mon choix. Voici ci dessous le résultat. Bonne lecture !
C’est à la suite d’une interview de Jean Charles de Castelbajac que le sujet à traiter pour ce projet m’est venu. A la question : « qu’est ce que le luxe pour vous ? » Il nous répondit: « Le luxe c’est un confort, tant moral qu’intellectuel et surtout pas ce qui est démonstratif. » Réponse simple et limpide, mais qui hélas m’apporta plus de questions que de réponses. Après tout, le luxe, c’est quoi ? Qu’est ce qui le définit ? Est-ce un champ spécifique, comme pourrait l’être l’art ou la musique ? Une philosophie ? Une industrie ? Une recherche de qualité, de raffinement ? Et quand j’entendais le sociologue Maffesoli s’exprimer sur le sujet et dire « Pour un cubain, le luxe, c’est une bouteille de mauvais whisky », alors là je ne savais plus quoi penser.
La demande de rédiger ce billet sur un thème que l’on aurait soi-même choisi, tombait donc parfaitement. Je me suis dit que j’allais traiter le sujet du Luxe au travers d’une analyse argumentée, agrémentée d’interviews et d’enquêtes sur le terrain. Je contactais Eric Briones et Thomas Mondo, planneurs stratégiques et créatifs de PublicisetNous, pour qu’ils me parlent de leur expérience du luxe. De fil en aiguille, je me retrouvais donc avec quelques contacts chez Hermès et Boucheron et m’apprêtais à partir à l’assaut de l’industrie du luxe. Je préparais avec application mes questions concernant cette industrie, son attitude face à la crise, ainsi que les changements stratégiques de communication de certaines marques depuis quelque temps. Je me plongeais en parallèle dans certains textes philosophiques et littéraires qui traitaient de ce sujet, pour porter un éclairage. Je m’amusais lors de soirée avec des amis à lancer le sujet, ce qui ne manquait jamais d’électriser la pièce et les esprits. Le luxe ne laisse personne indifférent, certains le rejettent et le méprisent, parlant de dictature de l’apparence, tandis que d’autres y succombent à chaque instant, avec un plaisir jamais dissimulé. Pour l’un, le luxe est de se promener seul le long d’un chemin ensoleillé, pour l’autre c’est la Ballon bleu de Cartier. (Lisez la suite en cliquant sur Read More)
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