Archive for décembre, 2008
Le jardin des soupirs

Entourée de cris et de joie, elle se débat dans ses songes, attendant l’arrivée du train qui lui permettra, peut être, de fuir désespérément ce qui la chagrine tant. Elle fuit mais elle est heureuse, car elle sait ce qui l’attend par delà la voie. Du renouveau et un peu de réconfort, tout simplement.
Bonne année à toutes et à tous !
20 comsRock Star insaisissable

J’ai rencontré ce néo-rocker, fruit d’une union entre Iggy Pop et George Michael mauvaise période (mauvaise, si l’on part du principe qu’il y en a une bonne), saupoudré d’un brin de « feu » Star Academy, sur le quai d’une gare parisienne. Mon regard est toujours attiré par des styles affirmés et assumés, les rues deviennent plus colorées, remplies de styles élégants, drôles ou originaux. Le sticker tête de mort sur le manche de la Guitare-clavier (instrument que je pensais disparu depuis les derniers clips de A-ha), oscille entre kitch-punk et top-tendances version The Kooples. Ce que j’aime en fait, c’est que ce garçon est à la frontière de plusieurs styles insaisissables. Je ne dirais qu’une chose. Vive l’excentricité !
Bons baisers de Russie


Qui dit, longues balades hivernales sur les bords des canaux gelés, dit vêtements chauds. C’est donc en toute logique qu’on sort les accessoires stars de l’hiver, le tour de cou et la chapka. Bon, c’est vrai que personne ne nous voit, on est au beau milieu de nul part, entre chemins gelés et champs à perte de vue, mais c’est pas grave, on essaie d’être beau quand même, pour soi même et personne d’autre.
Nos chères têtes blondes lisent Saint-Exupéry


« Je regardais, à la lumière de la lune, ce front pâle, ces yeux clos, ces mèches de cheveux qui tremblaient au vent, et je me disais : « Ce que je vois là n’est qu’une écorce. Le plus important est invisible… » «
Eh oui ! C’est Noël et je profite de ces quelques jours de repos pour réviser mes classiques, voire mes ultra-classiques. Comme des millions de têtes blondes sur cette Terre, le Petit Prince a bercé mon imaginaire et m’a fait visiter des lieux que jamais je ne verrai.
Qu’est ce qui m’a fait rebondir sur ce livre ? Ces deux photos ci-dessus, prisent à Londres, de deux jeunes filles aux cheveux blonds peroxydés. Chacune a son style et chacune respire son style. Une citation dit que « les yeux sont le miroir de l’âme », alors le style vestimentaire est le miroir de quoi ? Miroir de la société ? De sa propre personnalité ? Du regard des autres ? Je n’attends pas de réponse, c’est juste que comme le Petit Prince, j’aime bien poser des questions.
Le Petit Prince, Antoine de Saint-Exupéry
3 comsJOYEUX NOEL A TOUS !

Une petite photo prise ce weekend lors d’un évènement dont je vais vous parler un peu plus tard. Tout cela pour vous souhaiter un très bon Noël et de bonnes fêtes à toutes et à tous. Un bisou à chacun d’entre vous.
Les voyages en train


Je prends souvent le train en ce moment et je me suis rendu compte que j’arrivais toujours en avance, pour m’assoir, regarder les gens et les prendre en photo ou les dessiner. J’aime beaucoup cet endroit de passage bruyant et froid, qu’est la gare. Comme un gigantesque insecte métallique traversé de part et d’autre par des milliers de voyageurs pressés. Un flux continu de corps anonymes qui se croisent et s’évitent en de subtiles chorégraphies. Regarder une personne dans les yeux est souvent ressenti comme une agression, presque comme un viol. Elle ne comprend pas que l’on veuille simplement intercepter son regard, sans autre but que d’échanger un peu de notre être, sans haine ni amour. Les regards ne se mêlent donc jamais. Dans tout ce flux, l’immobilité attire le regard, la lenteur s’affiche comme une révolution et c’est alors que le charisme nait d’une posture figée, fière et droite.
De la poudre aux yeux



Parfois on est invité pour prendre en photo certaines choses et puis ce sont d’autres, bien différentes qui nous interpellent. Alors le sujet se déplace de la lumière à l’ombre. Les instants les plus intenses, sont ceux que le hasard crée, alors je n’attends rien, ne demande rien et tout vient, tout arrive. Regarder travailler les maquilleuses, qui, pinceau et palette à la main dessinant contours et formes, est un pur plaisir de contemplation. Silencieuses, minutieuses, elles peignent les expressions et les émotions. C’est beau des doigts qui dansent et créent sur un visage apaisé. Bon weekend à toutes et à tous.
Salon, Loft by Denis et Gaëtan, 9 rue de Tocqueville Paris 17.
Vanishing point

Où que je sois, je suis toujours calmement dissipé. J’étais hier soir à une conférence de rédaction pour l’Express pour un projet d’écriture entre journalistes et gens du web, invités par Ogilvy PR. Je n’ai pas pu m’empêcher de sortir mon appareil, écoutant d’une oreille les recommandations du directeur de rédaction et mon regard se baladant dans la salle à la recherche d’un sujet. Comme quand j’étais petit, en fond de classe pour mieux voir les autres sans être vu. Pouvoir rêver sans être dérangé.
Par un pur hasard, il y a dans le magazine l’Express, celui du 11 au 17 décembre, une très belle interview de Willy Ronis, un photographe dont je parle souvent, 98 ans, le dernier photographe humaniste.
La fille sur le pont

Elle n’attend rien, elle ne parle pas, elle contemple le fleuve qui s’écoule lentement. Comme je descendais des fleuves impassibles, je ne me sentis plus guidé par les haleurs …. Chaque fois qu’elle contemple une étendue d’eau elle ne peut s’empêcher de se remémorer ces quelques vers trop souvent récités mais pas assez entendus. Elle veut juste prendre le temps de ne rien faire, se mettre un peu sur le coté et laisser les autres continuer leur course effrénée. Un instant, un instant seulement.
Le bateau ivre, Arthur Rimbaud. Photo prise sur le Pont de Iéna, Paris.
Féline Urbaine

Proie fragile et blessée ou chasseur à l’affut, rien ne différencie l’attitude silencieuse de cette silhouette perdue dans la jungle urbaine, froide et pluvieuse. La fourrure claire illumine et enlace son visage sombre. Même les avertisseurs de la voiture sont au rouge et suggèrent l’intensité dramatique de la scène. Une femme, une rue, la pluie qui ne cesse et la nuit qui tombe. Il ne manque presque rien, juste une petite musique au loin, que je mets alors en route dans ma tête, ce sera Dry your eyes de The Streets. Tout y est maintenant, la vie peut continuer.
Merci à Antoine qui a influencé le choix de ce titre.













